Le ciel a un bleu d’hiver, il n’y a pas de vent, le lac du Tordre est tout proche.  Je le connais bien, pourtant, quand j’arrive je ne sais pas exactement ce que je vais créer. Le niveau de l’eau est encore bas et laisse apparaître les racines des arbres et des buissons de la rive. Une  légère brume caresse encore ces « barbes » végétales.
« L’esprit du lieu » m’a parlé, en fait je ne réfléchis pas trop, je me laisse porter par l’évidence… Il fait froid, pour faire le barbier, mais je prélève des racines pour les transformer en « êtres étranges » et, les mains nues dans l’eau, je fais apparaître les « Présences » qui s’éloignent sur le lac.